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Henry Cros (1840-1907)

Portrait de femme à l’antique 

 

Peinture à l’encaustique sur panneau de bois

 

Signé en haut à gauche

 

39,5 x 31 cm

 

Vendu 

 

Henry Cros étudie avec les sculpteurs Antoine Etex et François Jouffroy, mais aussi avec le peintre Jules Valadon. Il expose dès 1861 au Salon de Paris, présentant alors un buste de son frère, le poète Charles Cros. En 1889, il y remporte une médaille de troisième classe et gagne une médaille d’argent lors de l’Exposition Universelle de la même année. Il remporte l’or à l’Exposition Universelle de 1900.

 

Dès 1869, Alexandre Dumas fils finance ses recherches sur la cire polychrome. Après de longues recherches, il participe à l’élaboration du procédé de la pâte de verre colorée, utilisant l’acide d’oxyde de métal. Il possède en effet un goût particulier pour la recherche de procédés nouveaux ou la redécouverte de savoir-faire antiques.
Ses travaux présentent une synthèse entre une Antiquité revisitée et un Moyen Age rêvé. Il crée ainsi un univers onirique, servi par une grande liberté de traitement.

 

Nombre de ses œuvres ont été acquises par l’Etat français en particulier le Musée de Sèvres, le Musée des Arts décoratifs, le Musée du Petit Palais, le musée d’Orsay. Les moules de Cros sont conservés à la Manufacture Nationale de Sèvres, qui lui avait alloué à la fin de sa vie une pension pour lui permettre de se consacrer à son travail, dans un atelier de l’établissement.

 

Soutenu par le critique d’Art Philippe Burty ou par Roger Marx, grand collectionneur, haut fonctionnaire dans l’administration des Beaux Arts, admiré par les écrivains de la fin du XIXe comme Huysmans ou Henri de Régnier, Henry Cros s’est attiré la reconnaissance de ses pairs. Rodin le jugeait “un des hommes les plus glorieux de la statuaire du XIXe siècle”.

 

Bourdelle écrit sur lui : « Cet Henry Cros, mélange équilibré de savant, de poète, de peintre-sculpteur architecte et autres, vécut à peu près seul, tout à fait méconnu des foules et très peu poussé par l’élite En tous cas il dépassa tout .
Et tout autour de Cros – de tous ses labeurs – fleurirent des œuvres étonnantes.
L’âme des vieux volcans se ranimait en lui . Le feu de la terre de nouveau s’agitait et, sous les ordres de cet Homme chétif et admirable, la lave cette fois nous arrivait en Art .
Les fruits du feu de Henry Cros sont une récolte totale. / Le calcul de ce méconnu nous rapporte la Science Antique dans une synthèse inconnue, comme renouvelée par les siècles d’oubli. / Les Arts d’Herculanum, ceux de Pompéi sont là inclus …. »

 

in Emile-Antoine Bourdelle, « Un grand artiste méconnu : Henri Cros », La vie, 6e année, août 1917, n°8.

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